L'auteur ne vous dira rien de sa vie, son parcours, et ses œuvres, ainsi qu'il est coutume de pratiquer. D'ailleurs, en général, exception faite de l'auteur lui-même, et peut-être quelques uns de ses intimes, les lecteurs s'en fichent qui espèrent seulement prendre plaisir à lire les histoires que ses romans racontent. Et puis, soyons honnête, sa vie et son parcours ne présentent aucune originalité. Quant à ses œuvres ?

L'auteur se moque bien de son état civil qui lui décernera soixante ans au printemps 2002. L'auteur a cessé de vieillir à trente ans.
Comme à trente ans, elle garde la même vision sur les êtres : réaliste et tolérante à la fois. Enfin, presque tolérante : elle peut comprendre la méchanceté, elle ne pardonne pas la sottise (celle des autres, s'entend).

Comme à trente ans, elle ressent toujours les mêmes émotions en écoutant une musique exaltante ou en admirant un paysage sublime, elle éprouve toujours les mêmes enthousiasmes et les mêmes raisons de râler.
Dès sa prime adolescence, alors qu'elle n'avait encore jamais entendu parler de Monsieur de Beaumarchais qui faisait dire à son Barbier de Séville : "je me presse de rire de tout, de peur d'être obligé d'en pleurer" et encore moins de la citation d'Horace : "Carpe diem quam minimum credula postero (cueille le jour présent, en te fiant le moins possible au lendemain)", elle a fait sienne cette devise "dépêche-toi de rire aujourd'hui ; tu ne sais pas si demain te fera pleurer."

En tant que romancière, elle dédie, aux éditeurs "frileux" qui n'acceptent que les valeurs sûres et sans risque, cet extrait (paragraphe 12 - Première époque : Le temps des bricoleurs) du livre " Les Thanatonautes " de Bernard Werber (que certains connaissent plus en tant qu'auteur des romans "Les fourmis I et II") :
" La plupart des auteurs se figurent que plus ils sont incompréhensibles, plus ils paraissent intelligents. Ils étirent donc leurs phrases sur vingt lignes. Ils obtiennent ensuite des prix littéraires, et puis les gens achètent leurs bouquins pour décorer leur salon et faire croire aux gens qui viennent chez eux qu'ils sont capables de lire des trucs aussi sophistiqués. J'ai même feuilleté des livres où il ne se passait rien. Strictement rien...
Manque d'idées. Pauvreté d'imagination... Des écrivains incapables d'inventer un monde ne peuvent que décrire leur monde, si pauvre soit-il. Même en littérature, il n'y a plus d'inventeurs. Alors, faute de fond, les auteurs lèchent leur style, fignolent la forme... "

 


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